Emilie Carayol
Tags : Another State, Because we don't know this place, danse, Emilie Carayol, Performance
- danseuse chorégraphe -
Née à Saint-Germain en Laye, en 1975.

copyright Cyril Genty
Elle commence la danse à l’âge de 3 ans au sein de l’école de Sonia Forget à Chartres. (classique et jazz)
Elle découvre la danse contemporaine en 1993 aux cotés de Catherine Cordier et Patricia Gatti, avec laquelle elle investit pour la première fois, l’écriture chorégraphique, en atelier universitaire Paris VI. Elle participe alors aux manifestations universitaires et nationales autour de la performance dansée, à Strasbourg, à Rennes auprès de Loïc Touzet, Claire Filmon et Katie Duke, et à la Cité des Sciences à Paris en 1997-1998. Se révèle à elle alors un réel goût pour l’improvisation qui se confirmera par la suite dans sa démarche artistique.
Puis, elle rencontre Laura de Nercy et Bruno Dizien, (Rock in Lichen) en 1997, pendant dix ans, elle s’inscrit dans leurs recherches sur la verticalité et expérimente le mur d’escalade, support de leur écriture.
De là naîtront, tout d’abord son véritable désir d’écrire la danse et ensuite sa curiosité pour d’autres supports : le tissu avec Armelle de Vigon (compagnie lle), le rideau de cordes avec Cécile de Montreynaud (compagnie Lunatic), le fil et l’eau.
En effet en 2006-2007, elle se joint au travail de recherche de Kitsou Dubois, en immersion aquatique et participe à une performance dans le cadre du festival Paris Quartier d’Eté, à la piscine de Bagnolet.
Parallèlement elle enrichit son parcours initiatique du mouvement dans les ateliers de Jessy Lebovici en Feldenkreiss, de Shiro Daimon, de Thierry Be, de Virginia Heinen et Enrico Tedde (compagnie Blicke).
En 2002, elle écrit son premier solo « Un Moment ! » qui laisse suggérer l’être au regard des autres.
« Sans Titre » (2003), projet performance avec le sculpteur Pierre Mounier (Regard du Cygne Paris, Festivals des Murs à Pêches et 206, Montreuil), place le corps au contact d’un nouveau support, une sculpture de Chambres à air, et lui permet d’enrichir son langage chorégraphique.
Ces démarches aboutissent au solo « Mon cher Fred, » (2005 Regard du Cygne, Paris), soutenu par le Saz, Ronan Villain et l’image live, Audrey Gallet. Celui-ci dénude l’être de ses artifices et donne à vivre l’émotion dans l’infimité de l’instant. Elle met en place « Le Soulier nu », collectif à dominante chorégraphique .
En 2006-2007, « Le Vestibule » prend forme (Villa Mais d’Ici, Aubervilliers, Alimentation Générale, Paris) et s’épanouit au sein d’un espace qu’il transforme. Il accueille des corps, influences, et langages artistiques distincts : les danseurs hip-hop, Camille Régnault, Gaetan Brun Picard, les photographes Maud Fiori et Olivier Ratsi (VJ), le réalisateur Yong Chim, et les musiciens Franck Normand (saxophoniste) et Dj Volta (Jungle)… Il met en évidence les émotions qui naissent de ces rencontres et de leurs évolutions par le biais de l’improvisation. Un extrait sera récompensé au concours Chladek.

copyright Cyril Genty
En 2007-2008, elle écrit « Bianco e Nero » pour les élèves danseurs de l’atelier Arts –Plastiques du collège Anne Frank, Paris XI, représenté au théâtre de la Salle Olympe de Gouges .
Parallèlement à ce parcours chorégraphique, elle est l’interprète de différents univers artistiques. De sa danse, elle nourrit les propos des photographes Maud Fiori et Christophe Mac Fersen, du metteur en scène Jacques Bret, du réalisateur Yong Chim « Spirale » (court métrage), du collectif free jazz Zam « les ZAM » (le Triton, les Lilas, 2005) et des chorégraphes Marc Thiriet et Cathy Testa « Denrées périssables » et « Canis Lupus » (théâtre de Montreuil Juin 2006)
En 2008, elle rencontre le réalisateur Julien Tatham et son univers, qui l’invite à écrire, sous sa direction, le propos chorégraphique de « Because we don’t know this place », performance live vging, musique et danse dont ils jouent la première en Avril 2009 au Point Éphémère. Elle réinvestit la danse-support au contact d’un cabinet de douche. Et aborde pour la première fois le jeu d’acteur à l’image.
Elle confirme alors les moteurs de son écriture chorégraphique :
Mener des hommes et des femmes à découvrir un univers qui prend sa source dans un monde de références communes et simples et qui se nourrit d’une démarche contemporaine, personnelle, conceptuelle- la danse support-et artistique…
Etre au plus prés de l’émotion, performeuse..
Epanouir la danse contemporaine, ailleurs, au contact d’autres médias artistiques…










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