divin dimanche
Tags : acte créatif, danse, expérimental, festival, Musique, Paris, Performance, théâtre
Je trainais avec ma belle sur un canapé fatigué. Un de ces dimanches en attendant des jours plus calmes (ceux que l’on appelle vacances). Une de ces fins de semaine où l’idée, très vite avortée, de sortir sous un ciel pluvieux d’été vous fait frissonner de fatigue.
Alors on reste avachi, on prend la ‘zappe’ et on se dit, tiens je vais mettre arte histoire de glander pratique…. et là on s’aperçoit que c’était une idée plus que lumineuse…
Mais oui, on a beau être à Paris, pas la peine de traîner sur des ponts paris-plagés, c’est à Avignon qu’on y danse (je vous laisse finir la phrase)…
Non, non la télé n’est pas qu’une vide boîte à glander…
Poum !

Copyright Luca Del Pia
Sans détour on tombe sur un Romeo Castellucci, et c’est dans ta face que tu te la prends l’émotion… Inferno qu’ils nous proposent les coquinous…
Vraiment saisissant…. j’en frissonne juste à le décrire. Beauté profonde… de profundis facei (pas sûr de la traduction mais sûr de l’émotion).
Un ballet intemporel qui donne envie de lire la Divine Comédie. Bon c’est sûr c’est pas la fête à la poilade, mais la couche d’émotions et d’expériences visuelles & sonores qui vous saisi vous secoue du canapé. Castellucci nous propose une interprétation de l’obscurité ô combien lumineuse.
Chaque tableau est une source, une bouffée d’inspirations et on se ressaisit rapidement prêt à se remettre à bosser sur un nouveau projet.
On pense à la créativité surprenante de Jan Fabre et du coup clair, on a envie de décoller….
Brigitte Salino (de Libération) : ” L’Enfer de l’italien a lieu ici et maintenant : dans un monde déshumanisé, où l’individu est seul, et la masse aveugle. ”
Et oui, dans sa boite cathodique (tiens, ça fait penser à catholique non ? D’ailleurs Mr Castellucci à ce sujet a son idée : “l’enfer, c’est les papes“) donc je disais… la boite à pixels nous envoie bien de l’image et aussi du son et mes enfants du bien bon son. La parole a beau avoir la portée (musicale) du silence, nous baignons dans une mare sonore magnifique jouée en live par Scott Gibbons (tiens, les frissons me reprennent)…
Allez… un aperçu en attendant, mais l’intégrale si vous le souhaitez c’est ici & maintenant…
A voir aussi Purgatorio du même Castellucci (article d’Antoine de Baecque) joué en Avignon l’année précédente.










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