crevant de simplicité
Nous sommes tous les deux dans cet appartement.
C’est crevant de simplicité.
Le bonheur nous habitude.
Est-ce qu’elle m’aime encore ?
Va savoir… on ne sait plus d’ailleurs.
Nous nous embrassons comme un petit déjeuner périmé.
Déprimé.
On croit, mais non on se trompe.
Et ce n’est pas parce que l’on s’est trompé que l’on n’y croyait pas, non, ce n’était pas ça.
L’infidélité une simple parure face à notre soi-disant amour.
Mais m’aime t’elle encore ?
Où sont passés nos soupires insoupçonnables ?
Oui ?
Oui, m’aime t’elle encore ?
Moi je sais bien que je ne l’aime plus.
Je lui chuchote encore, plus avec des mots, non, mais avec ce temps aveugle que nous remplissons sans délicatesse.
Comme peut-on en arriver là si las ?
Il n’y a plus de solfèges dans nos caresses, les notes sont fausses…
d’ailleurs cela fait bien longtemps qu’elle ne m’écrit plus.
7 ans d’amour… j’eus vécu et là
Là… avec elle…
Une heure d’amour et sept ans de vide.
Ce vide ne me donne même pas de beau vertiges, nous sommes désormais cloués au sol.
C’est quoi ce scénario de ma vie ?
Cette partie ?
7 pastis.
Qui n’aurait pas le courage de ne plus en avoir ?
S’arrêter de ne pas faire tout pour s’arrêter… c’est déjà fini… alors, plus d’aurore possible… quittons.
La fiction est maintenant de nouveau là.
Face à elle ce soir, il n’y aura pas cet habituel mot qui n’aurait jamais du le devenir : “je t’aime”…
Non au diner cette soirée nous aurons un : “je m’en vais”.
Sous l’âge on sera soulagé.
Un soupir, une vie… pour elle, pour moi.
Si elle aquiesce, elle pourra sauver notre amour… à la dernière seconde… et là ce sera ce gong.
La fin du match de la paresse.
Le dernier round de la saloperie, la fin des ternes regards vidés.
Un aveugle aurait plus vu qu’elle.
Mais toujours le génial paradoxe : je l’aime tout de même encore.
Je l’aime pour la mémoire de cette femme qui s’est trop vite endormie.










Leave your response!