bling bling
il y a dans l’air comme un sentiment pesant.
on prend des tics, on polit du toc.
restrictions, règles de cons… duites, en ligne les marginaux, la fuite à ceux dont la france inter dit… pardon, la France avec un grand F d’effets de fées privilégiées. La mère patrie fustige à ses votants la valeur de ses promesses. Paix hisse en danger, magie qui opère sur ses blessures cachées. Le non dit, le oui s’oblige. Il faut nettoyer la place aux dômes du vent pour effacer les traces du reflet salissant d’une blanche colombe d’argent.
On avance comme on peut, trop souvent comme il veut. La palette est pauvre, peu de couleurs pour dessiner ce ciel grisant que nos poètes politiciens veulent nous vendre. Plus de temps pour s’arrêter et écouter, entendre cet arbre silencieux et malade d’avoir perdu ses feuilles de noblesse. Car oui, à quoi bon ? Il n’en restera qu’un tronc vide, plus qu’à cimenter son écorce, en vider sa sève par des certitudes fragiles, le fourrer de billets pour colmater sa peine. Nous ne vivons plus que sur nos brèches. Le gagnant est celui qui aura remporté le produit des produits, le plus rentable car à forte dose consommable, ce sera lui le héros de la nation. Le pas du gain, l’appât des putains, pas celles qui souffrent non celles dont c’est le vrai métier, celui de séduire pour mieux vous détrousser. Car la frousse au ventre, face à un ton plus violent, nous nous taisons apeurés de ne pas pouvoir les payer. La loi exige de se faire pénétrer, bien profond, bien au fond pour soutenir notre cœur agité. Ils maîtrisent les émotions en les figeant de leurs pouvoirs déroutants. Ce sont des chirurgiens anatomiques, la bombe ne fait plus de dessin, le message est moins subtil et plus radical. Il est conservateur. Préservé l’ambiance bling bling pour du bing bing.
Que reste t’il de nos… ?
Nous nous le demandons et cela peut nous sauver, d’encore s’interroger, car dans un sens c’est arrêter d’accepter.
Ici, devant ces mots, je peux vous le dire haut et fort : je ne suis pas un intellectuel, non car je ne sais pas. Je serai plus un artiste qui interprète. L’interprétation nait d’un regard, car je vois. Je ne dis pas que je vois juste, non juste que je vois. L’idée est simplement de signifier. Porter une attention c’est décider de poser. Se laisser aller à la passivité, oublier la subjectivité. Car oui, passif nous retrouvons la vue. Les hyperactifs eux sont bien plus rentables, pas le temps pour les tas d’âmes un peu plus pour l’état d’armes.
Ici le rien est comme un état pesant, pensant, nous sommes si démunis quand nous ne pouvons plus. Si nous avons la force ou pour certains la liberté de casser les rythmes, alors nous pourrons faire critique ou simplement décrire, en dehors de nous-mêmes et d’eux mêmes.
Nous ne pouvons dire vrai, seul. Assumer, revendiquer sans dialogue c’est s’écouter et se croire. L’homme qui parle unique prône sa vérité, un eunuque aveuglé par ses certitudes. Puis dans la folie de sa solitude dangereuse, il se met à profit en haussant un peu plus la voix, toujours un peu plus haut… premiers signes d’une dictature.
Alors,
silence, écoutons ce qui était déjà là en confiance avec ce qui ne l’est pas encore, penchons l’oreille à la richesse des différences. Rester tout blanc est bien trop limpide.










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