corps et âme

Copyright J. Tatham - 2008
je l’attends, elle est déjà partie. Je connais ce regard qui s’égare. La scène est rejouée j’en étais sûr, c’est cyclique. Je n’étais pas parlant, pourquoi je l’attends ?
Elle a lâché prise car je ne suis pas que l’on attend. Pourtant je donne tout mais pas ce qu’il faut, rien qui rassure. Le trouble au départ est délectable pour certains, il en devient ensuite insoutenable. D’une certaine aigreur, je connais cette douleur, ma laideur : son cycle. Je pense que je t’aimais. Mais voilà, faire un enfant. Toujours cet enfant, ce caprice qui pourrait être si beau, ce vice qui pourrait être si sain. Aucune femme ne m’a jamais demandé que ce qu’elle désirait. Je ne suis qu’un sperme. On n’a jamais réellement pénétré ce secret de l’enfance. Le mur de ma raison ne s’effondre pas, je suis toujours de l’autre côté dans la folie qui séduit mais que l’on n’aime pas.
Pars, si tu veux partir, je te retiens
Mais tu ne l’entends plus.
Crever de vivre cette vie si vie.
Elle me trompe ou me suis-je trompé ?
Tu m’as quitté ce matin pour pouvoir être libre ce soir et je suis perdu.
Je croyais avoir été avec toi, je n’étais qu’avec toi.
Il ne faut pas que tu me trompes ce soir ou je sais que ce sera irréparable… qu’est ce que je raconte ?
Tu ne me réponds plus au téléphone alors que c’est le premier jour où tu es partie. Si rapide, Si vite évité.
Tu me donnes, tu me rends la liberté de pouvoir te pleurer. Cela doit être ça mon bonheur, vous aimer pour le pleurer. Deux ans et demi de parenthèse pour reprendre là, où j’en étais. Je n’avais pas résolu le dilemme, quel délicat mot.
Je vais me bourrer la gueule, me déchirer l’âme, faire souffrir mon corps, le remplir, le fatiguer, lui faire payer tout ce que je ne sais gérer.
A ton tour de te décimer.
Sa violence déjà m’empare, l’alcool me pénètre, la drogue m’emmène. Elle est dure mais saisissante. Sa peur est un amour. L’engagement dans la défonce. Corps et âme. L’autre là, le cœur, il a qu’à payer. C’est de sa faute alors qu’il se prenne toute cette merde. La musique derrière paralyse toutes mes pensées, elle dit tout. Tout sans pudeur et en même temps si réservé.
Je sens une absence trembler dans mon dos. Un recueil de terreur. Un opéra des villes. Moi j’en suis un de la campagne, de rat. Et la défonce ne se joue pas là-bas, elle est dites. On ne se trémousse pas, on ne fait pas ce que l’on n’est pas, non on boit. Seul, mais on boit. L’amitié ne s’entretient qu’avec du vin dans ce coin là alors on perd du monde en route.
Je te hais comme je t’aime.










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