Je me suis mis à publier mes dessins.
C’est presque une phrase étrange pour moi.
Comme si quelque chose avait toujours été là, mais tenu en retrait publiquement.
Je n’avais encore jamais montré ce travail.
Peut-être parce qu’il ne demandait rien.
Pas de préparation, pas de dispositif, pas de justification.
Juste un geste.
Le dessin arrive sans prévenir.
Il ne cherche pas à convaincre, ni à construire.
Il trace, il hésite, il bifurque.
Il accepte de ne pas savoir où il va.
C’est peut-être pour ça que je commence à les partager aujourd’hui.
Parce qu’ils témoignent directement.
Sans filtre.
Sans mise en scène.
Il y a dans cette pratique une forme de liberté extrême.
Quelque chose de léger.
Et surtout — un plaisir.
Un plaisir simple, sans enjeu visible.
Celui de faire apparaître une forme,
de laisser surgir une idée,
ou parfois rien du tout.
Créer devrait rester à cet endroit-là.
Un endroit où l’on n’a pas besoin de se défendre.
Partager, alors, devient autre chose.
Pas une stratégie.
Pas une attente.
Un mouvement.
Mettre quelque chose dehors,
et voir comment cela résonne ailleurs.
Parfois avec humour.
Parfois par surprise.
Parfois sans réponse.
Mais toujours avec cette intuition :
que l’art ne sert peut-être à rien d’autre
qu’à ouvrir une question.
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